La DREES a publié le 18 février 2026 un rapport portant sur l'impact du déremboursement de soins sur les ménages. Selon cette étude, plusieurs scénarios de déremboursement pourraient générer des économies significatives, permettant à l’Assurance Maladie d’économiser jusqu’à 1 milliard d’euros.
Mais sans surprise, ces économies auraient un impact inégal selon le revenu, l’âge et l’état de santé. Idéalement, ces derniers pourraient permettre à l’Assurance Maladie d’économiser jusqu’à 1 milliard d’euros.
Le scénario central repose sur le principe de doublement des franchises médicales : 2,30€ par acte pour les médicaments et les auxiliaires médicaux et un plafond annuel qui passerait de 50€ à 100€. Ce relèvement des franchises pénaliserait directement les plus gros consommateurs de soins : les personnes en mauvaises santé mais aussi les personnes âgées. Par exemple, dans le cas d’une personne de 75 ans ou plus, le surcoût annuel serait bien supérieur à celui des ménages plus jeunes (un surcoût de 57€ contre 15€ pour les moins de 40 ans). En conséquence, ce relèvement pourrait bien entraîner un renoncement aux soins pour les ménages dans le besoin.
Une hausse du ticket modérateur serait, quant à elle, majoritairement prise en charge par les mutuelles, ce qui entraînerait une hausse des primes d’assurance. Celle-ci serait donc plus marquée pour les retraités, notamment si cette mesure cible les médicaments.
L’étude montre finalement que la hausse des prélèvements obligatoires pèserait moins sur les ménages les plus pauvres que les mesures de déremboursement.
Rapport complet à retrouver au lien suivant : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/les-dossiers-de-la-drees/260218_DD_évaluation-impact-ménages-déremboursement-partiel-soins